Écrire à l’estime
Juin 2026: Écrire à l’estime trouve sans cesse de nouveaux lecteurs et de nouvelles lectrices. Aux articles de presse se joignent des témoignages, nombreux. Voici celui reçu récemment de Laura, de Loire-Atlantique! Merci à elle!
A Cathie Barreau: « La lecture d’Écrire à l’estime m’a fait l’effet d’un collier, un collier de perles rondes et nacrées, perles de mots enfilées une à une, lentement, avec pleine conscience et tendresse, avec des gestes aussi lents et puissants que l’épaisseur des souvenirs et des ressentis lovés dans les petites sphères brillantes.Parmi les nombreux passages qui m’ont marquée, qui résonnent :
« Si le langage est un ensemble repérable, si la prise de notes sur les témoignages, les documents, les expériences de la vie est un corpus défini, la nécessité et le désir sont des vents, des abysses enfouis, des courants indomptables. Leur force est indispensable. » (p.19).
Et « Écrire est un écart, un retour à soi, un travail intérieur qui demande une écoute du texte en train d’advenir. « (p.53)
Tes mots me font l’effet du jeu d’un miroir, ils touchent et malaxent quelque chose très en dedans, et autorisent un mouvement intime vers le dehors. J’y reçois un témoignage lucide, tissé de questionnements et de persévérance, comme une invitation à continuer avec confiance son propre chemin au fil de toutes ces rencontres qui nous forgent.
Je trouve l’objet livre très beau, léger, relié avec précision lui aussi. Pour le voyage que ce bijou de mots permet, Merci ! »
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, »Quand j’écris, je suis un lieu. Ce qui me reste d’un amour, c’est son paysage (…). On est toujours en un lieu, on est toujours dans les mots. » Cathie Barreau
Le personnage principal de la romancière Cathie Barreau est cette fois … l’écriture, le coeur de sa vie. La sienne, mais aussi celle des écrivains dont les textes l’accompagnent et celle de tous ceux qui, un jour ou l’autre, prennent la plume à ses côtés. Cathie Barreau observe ce qui se passe dans son propre atelier, ses tâtonnements, ses espérances, son étonnement quand les intentions ou les projets sont déjoués, quand l’improbable survient… Elle vit, elle écrit. Elle raconte. Son enfance, ses premiers écrits, les chemins qu’elle a parcourus. Se croisent dans ce livre l’écriture en solitaire et l’écriture partagée dans les ateliers qu’elle anime. Lire Écrire à l’estime n’est pas s’enfermer dans des réponses, mais sans doute « se préserver de la maladie des affirmations », comme l’écrit Arno Bertina dans la préface à ce livre:
« Son écriture à l’estime, c’est-à-dire au juger, n’est pas un pis-aller ; si l’on sait exactement où on va, le charme est rompu. Si le temps de l’écriture n’apporte pas son lot d’aventures, pourquoi se mettre en route ?Si le comment n’est pas facile à cerner, s’il faut se méfier des recettes, le pourquoi n’est pas plus clair. Pourquoi y a-t-il une œuvre plutôt que rien ? (…) Est-ce regrettable ? C’est au contraire une chance nous dit Cathie Barreau dans ce passage magnifique : « La multitude des hypothèses est source d’invention et nous garde de la folie. » On tournerait fou si une seule raison d’écrire caractérisait notre parcours. Peut-être est-ce même cette désorientation que l’on cherche, en se mettant à écrire. Trop d’explications et de certitudes le reste du temps, dans la vie sociale, dans nos échanges avec les proches. L’écriture nous préserve de la maladie des affirmations ».
Préface d’Arno Bertina.
2025, 16€. Paru le 20 mars 2025.

